Parentalité positive

Au secours! Mon enfant fait des caprices!

Voici de petites histoires qui vont vous rappeler des souvenirs, lointains ou plus récents:

Votre Chérubin vous réclame un jouet pendant que vous faites vos courses…  Bien évidemment, il a jeté son dévolu sur une énorme boite Légo avec le tarif aussi gros que l’emballage… Vous avez le malheur de lui répondre par la négative… Et c’est le drame! Il vous couvre de gêne publiquement par des pleurs et des cris intempestifs!!! 

Autre situation: c’est l’heure de se mettre à table… Vous avez mis du cœur et de l’ouvrage à cuisiner leur plat préféré… Et là, le petit dernier a fermement décidé qu’il était plutôt le moment opportun de se jeter sur une glace!!! Vous lui conseillez gentiment de remettre ce moment au dessert… Et là, il se jette dans une roulade au sol, tel un cascadeur professionnel, tellement bruyante, que vous êtes au bord de la crise de nerf…

 

Mais pourquoi tous ces caprices à la moindre contrariété?

 

Pour mieux comprendre cette réaction parfois surprenante, revenons aux besoins fondamentaux d’un tout petit.

Votre enfant veut soudainement quelque chose, qui a ses yeux peut paraître d’une urgence vitale à l’instant T (alors que pour un adulte qui a une notion du temps (la dimension temporelle) peut aisément programmer ce besoin dans par exemple 5 minutes).

On dit “non”, et ce besoin non satisfait couplé à une émotion forte et désagréable peut conduire l’enfant à un comportement inapproprié. C’est justement parce que nous étiquetons les comportements des enfants comme “incompréhensibles et inappropriés” que nous allons parler de “caprices”.

En fait, un « caprice » est juste un comportement de l’enfant que l’adulte ne comprend pas. Le “caprice” est donc le jugement et  l’interprétation négative que se fait  l’adulte sur le comportement qu’il ne comprend pas de l’enfant. On peut donc dire que les “caprices” tels qu’ils sont admis dans le langage populaire n’existent pas : les adultes parlent de « caprices » quand ils ne comprennent pas les oppositions, les refus des enfants. Les oppositions, les manifestations émotionnelles, les envies et les besoins existent bel et bien en revanche.

De plus, le problème est amplifié car l’idée de « caprice » est perçu négativement dans la société : même si les choses sont en train de bouger, on entend souvent qu’il faut se méfier des caprices, que les enfants cherchent à manipuler et à dominer les adultes, qu’ils ont des intentions négatives qu’il faut briser absolument.

En clair, la notion identifiée sous le terme de “caprice” n’aide ni les enfants ni les parents.

Comment réagir positivement au refus de son enfant?

1/ Commencez par analyser son comportement.

Reformulez sa réaction par cette question:

A quoi l’enfant dit-il “oui” quand il nous dit “non” à nous ?

Le rôle de parent se transforme en mode “détective”! Que se passe t’il dans la tête de nos petits anges?

Le mot “caprice” prend alors une autre couleur, on parle maintenant d’attachement, d’émotions, de besoins, d’environnement extérieur, de développement de l’enfant. Cette manière d’envisager les “comportements dérangeants”  des enfants est bien plus aidante à la fois pour les enfants ET pour les parents.

En clair, le comportement que l’on va étiqueter de « négatif » (caprice, bêtise pour se faire remarquer, demande constante d’attention, opposition…) a donc une fonction positive. C’est juste la manifestation d’un besoin fondamental aux yeux de l’enfant comme:

  • être aimé inconditionnellement
  • se sentir en sécurité
  • un besoin de reconnaissance
  • éprouver de la joie
  • ou simplement éprouver  un besoin de mouvement.

2/ Rappelons également un fait scientifique.

Le cortex préfrontal est le siège des émotions. Chez un enfant en bas âge, cette partie du cerveau est encore en construction jusqu’à ses 5 ans… C’est la raison pour laquelle, l’enfant ne contrôle pas ses émotions… Et ne sait pas faire la distinction entre colère, tristesse, peur, frustration…

D’ailleurs, même nous en tant qu’adulte devons reconnaître que nous  avons parfois du mal à identifier nos propres  émotions… Notre cœur balance entre joie et tristesse… entre peur et soulagement…

Alors, à plus forte raison un enfant de 1 an!!!

Quand il s’agit de nourrir un besoin d’amour et d’attention, les enfants peuvent adopter des stratégies inadaptées mais, dans tous les cas, ils cherchent inconsciemment à obtenir quelque chose qu’ils pensent ne pas pouvoir obtenir autrement.

Notre rôle de parents est alors de « mettre le décodeur » pour comprendre leurs stratégies, pour ce qu’elles sont : des manières inadaptées de satisfaire des besoins fondamentaux (qui sont souvent affectifs, relationnels mais qui peuvent aussi être physiologiques : faim, soif, mouvements, sommeil…).

L’enfant ne sachant pas s’exprimer verbalement, va pleurer ou crier!

Il est donc primordial de ne pas se laisser perturber par les aspects négatifs de son attitude.

Ainsi, une façon de comprendre le besoin caché qui s’exprime derrière un comportement étiqueté comme un “caprice” est de tenter de le comprendre :

  • qu’est-ce qui se passe ?
  • pourquoi l’enfant agit-il comme ça ?
  • quelle est son intention positive ?
  • quel est le besoin que l’enfant cherche à exprimer ?
  • est-il sous stress ? 

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En pratique, cela ne passe pas forcément par le fait de poser ces questions à l’enfant puisque qu’il est trop jeune pour y répondre.

En revanche, accepter, reconnaître et accompagner la détresse de l’enfant peut ouvrir la voie à une compréhension de ce qui se passe à l’intérieur de l’enfant (au-delà de ce qu’il donne à voir) :

Par exemple, se mettre à sa hauteur, ou le prendre dans ses bras (qui a immédiatement une fonction rassurante) et lui parlez doucement (pour capter son attention):

  • « Oh la la, on dirait que quelque chose te dérange vraiment. »
  • « Tu n’as pas du tout envie de faire ça, on dirait ! ».

Cette attitude calme et positive va être perçue immédiatement par l’enfant! Il va percevoir ce message:

  1. Tu n’es pas seul
  2. Je comprends ce que tu ressens même si je ne le ressens pas à ce moment-là
  3. Je vais t’aider à trouver une solution

Il en résulte que l’enfant retrouve le calme car son besoin d’attachement est comblé.

 

Est-ce une solution efficace?

 

Dans un premier temps, il est bien d’étudier la question au calme, pour que le jour J, vous ayez le réflexe d’adopter le comportement le plus adapté à la situation. Et en matière d’imagination de différents scénarios catastrophes, vous pouvez faire confiance à vos petites têtes blondes!

Mais attention! Le parent parfait n’existe pas… La parentalité positive n’est pas de la lâcheté ou une forme d’éducation permissive… Elle  passe aussi par l’autorité parental et la fermeté!

Une fois accepté la notion d’immaturité émotionnelle infantile, les comportements qu’on étiquette de “caprices’ ne disparaissent pas pour autant. La nature humaine reste la nature humaine et les enfants restent de enfants (parfois de vrais petits diables).

Repenser la notion de “caprices” ne veut pas dire céder à tout ou dire oui tout le temps, mais invite à se connecter émotionnellement et à respecter l’enfant.

En bref, se mettre à sa place, et penser comme lui… “Je suis frustrée, mais je ne sais comment le dire et comment réagir… Maman, aide-moi!”

Par exemple:

  • Vous voyagez en voiture et il veut enlever sa ceinture: “Je te comprends, c’est désagréable d’être attaché, tu n’aimes pas ça, tu avais encore envie de jouer. Mais, il n’est pas possible de voyager en voiture sans ceinture, pour ta sécurité! Et si on chantait?”
  • Vous faites les magasins et là vous sentez le drame arriver: “Ce jouet a l’air vraiment génial, mais il n’est pas possible aujourd’hui de l’acheter. En revanche, je vais prendre une photo pour le noter sur ta liste de Noël ou d’anniversaire!”
  •  Le matin, pour la énième fois, c’est la soupe à la grimace pour se préparer: “Si je comprends bien ce que tu dis, la raison pour laquelle tu as besoin de temps le matin, c’est parce que…” (répéter avec ses mots). OU “Si tu aimes rester un petit plus au lit, c’est pour…” Maintenant j’ai bien compris que pour toi, il est important de : (répéter les bonnes raisons de l’enfant). Tu sais aussi que ce qui est important pour moi, c’est d’être à l’heure à l’école et au travail, car sinon, cela me stresse. Les horaires pour aller à l’école et au travail étant imposés, tu ne peux pas négocier avec ta maîtresse d’arriver plus tard, ni moi avec mon patron ou mes clients. C’est bien dommage, mais c’est comme cela. Par contre, ce que je ne veux plus, c’est que tous les deux, on se chamaille tous les matins, car je t’aime.»

Soyez patient et imaginatif! Etre parent est un apprentissage de chaque instant, avec ses joies et ses défis! Et surtout, gardez à l’esprit que le super-parent n’existe pas! On s’adapte selon la situation, selon les besoins de l’enfant…   

Faites-vous confiance! 

N’hésitez pas à me contactez si vous souhaitez plus de renseignement sur la parentalité positive!

A très bientôt!

Bonjour à tous et à toutes. Je m'appelle Anne Gaëlle Iscol, je suis coach en développement personnel certifié. Je me suis donnée pour mission de vous accompagner vers votre quête d'une vie plus enrichissante et épanouie sur le plan personnel et professionnel.

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