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Psychologie

Suis-je responsable du bonheur des autres?

Qui n’a  jamais pensé un jour:  » je suis responsable du bonheur de ma famille »; « je dois rendre mon conjoint heureux »; « je vais faire la fierté de mes parents en réussissant mes études »; « j’ai la mission de veiller au bien être de mes parents âgés », « si j’agis mal, je vais rendre malheureux mes proches »…

Beaucoup de « je dois », « j’ai l’obligation de », « je suis obligé de », « je suis responsable de »…. Mais au fait, pourquoi pensons-nous de cette façon?

Il suffit juste de jeter un coup d’oeil sur notre enfance, notre éducation, voir même la religion!! Très jeune, nous avons associer l’idée qu’une bonne action déclenchait le regard approbateur de nos parents, entraînant un sentiment de valorisation et par la même une récompense ( tu as été sage! je suis fier de toi! pour te remercier, je te donne une friandise). Et l’inverse, étant qu’une mauvaise action occasionnait le mécontentement et donc une punition ( tu as été turbulent, je suis fâché, tu seras privé de dessert). Par la suite, en grandissant, nous avons inscrit ce schéma dans notre mémoire et l’activons inconsciemment dans de nombreuses situations du quotidien:

*à l’école (de bons résultats découlent une place favorite aux yeux des professeurs et une place de choix dans le classement scolaire)

*au travail ( l’employé modèle qui gravit les échelons plus vite grâce à sa persévérance, lui accordant même le statut d’employé de l’année)

*au sein de sa famille (ma réputation de femme et maman modèle résultant de tout un travail d’organisation et de dévouement)

*la religion inculque également ses valeurs (d’une vie d’obéissance au loi divine résulterait une place au paradis)

Bref, je travaille bien, j’en obtiens ma valeur et je suis récompensé! Et nous appliquons par extension ces déductions sur la notion de bonheur: si je « rate » mes études, mes parents en seront déçus! si je ne travaille pas assez, mes proches ne seront pas heureux par manque d’argent! Si je ne me sacrifie pas pour mon prochain, je serai considéré comme égoiste… Autant dire que  » je suis responsable du bonheur des autres ». Et de cette obligation, ressort également une notion de frustration! Je suis redevable des sacrifices que mes parents ont fait, je vais me sentir coupable si je faillis à mon rôle, ensuite c’est le  renoncement de soi à la faveur des autres ( mettre de coté ses propres besoins), et pour finir la peur du regard et bien sûr du jugement. 

Mais est ce réellement le cas? où plutôt, ne s’agit-il pas d’une mauvaise interprétation de ce que nous ont inculqué nos parents?

La véritable question serait effectivement: comment puis-je contribuer au bonheur de mes proches? Et là, est toute la différence!

Je ne suis plus responsable, mais j’agis pour que mes proches soit aussi satisfait que moi-même! Pourquoi? Parce qu’en fait, nous ne sommes responsable que d’une seule personne, c’est à dire nous-même! Nous sommes la seule personne sur qui nous avons du pouvoir! Nous avons le droit de décider, de changer d’opinion, de choisir une voie, de renoncer… Mais ceci est impossible sur les autres! (sauf évidemment sur nos enfants en bas âge qui n’ont pas conscience de la notion de responsabilité). Nous ne pouvons pas obliger une personne à faire quelque chose contre son gré, ni n’avons le droit de lui demander d’abandonner ses rêves les plus chers; de plus, nous ne pouvons agir sur sa volonté d’être heureuse, joyeuse et inversement déprimé! Par contre, nous nous engageons à contribuer , donc à participer au bien être des autres avec, par exemple, un quotidien agréable au sein d’un foyer, une soirée conviviale entre amis, une bonne ambiance entre collègue, du bénévolat dans une association… On pourrait même ajouter que le bonheur est un partage de concessions de toute part! Une sorte d’équilibre mutuel entre leurs besoins et les nôtres (je contribue à leur bonheur et eux, au mien!).

Que peut apporter cette vision nouvelle?

D’une part, la coopération est perçue plus positivement, alors que l’obligation rime avec une absence de choix (nous n’avons plus de contrôle);

Ensuite, notre définition du bonheur peut varier par rapport aux attentes de nos proches, puisque la notion de bien-être n’est pas quantifiable, et reste très subjective d’une personne à l’autre ( à une même situation comme un mariage, les avis seront différents, voir opposés!)

Et enfin, si nos efforts ne sont pas à la hauteur du résultat escompté (par exemple, un proche déprimé peut malgré nos efforts rester d’humeur maussade), notre déception sera moindre et plus facile à accepter car nous serons conscient que nous n’avons ni pouvoir, ni droit sur lui!

Alors, prêt à contribuer au bonheur de votre entourage? C’est peut-être votre mission!!!

 

PS: n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

 

 

Bonjour à tous et à toutes. Anne Gaelle Iscol, coach en développement personnel. Je me suis donnée pour mission de vous accompagner vers votre quête d'une vie plus enrichissante et épanouie sur le plan personnel et professionnel.

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